ARMORIAL ECCLÉSIASTIQUE DU NIVERNAIS - M. Comte DE SOULTRAIT (1874)

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Armes: blasons et parfois cimier, légende et devise, tenants et supports et autres ornements extérieurs.
ÉVÊCHÉ ET ÉVÊQUES DE NEVERS

Avant l'époque de l'érection du siége épiscopal de Nevers, la contrée qui forma plus tard ce diocèse dépendait sans doute du diocèse d'Autun, car Noviodunum et son territoire faisaient partie de la confédération des Eduens, dont les limites s'étendaient jusqu'au pays des Sonons, c'est-à-dire jusqu'à La Marche, en suivant, de cette localité, une ligne se prolongeant jusqu'à Clamecy.
Soit par suite du mariage de Clovis et comme appartenant à sainte Clotilde, soit comme territoire conquis sur les Bourguignons, Nevers et son territoire cessèrent de dépendre de la Bourgogne et firent partie de l'empire des Francs. Par les soins de Clovis, Nevers devint un évêché, et saint Eulade en fut le premier évêque (Voir le Gallia christiana et surtout le Tableau synoptique de l'Histoire du Nivernais et du Donziais de Mgr Crosnier. Nevers, 1871). Nous ne donnerons la suite de ses successeurs qu'à partir du XIIIe siècle, époque où les armoiries devinrent d'un usage général. Nous n'avons pu, malgré nos recherches, retrouver les blasons ou les sceaux de tous nos prélats; espérons que de nouveaux renseignements permettront de combler les lacunes de notre travail.
ÉVÊCHÉ ET CHAPITRE DE NEVERS L'évêché de Nevers a pour armes: De gueules, à trois châteaux d'or, accompagnés de cinq fleurs de lys de même, posées en sautoir (Armorial manuscrit des évêchés de France, aux estampes de la Bibliothèque de Paris. - Cotignon, Catalogue historial des évesques de Nevers). Les trois châteaux qui figurent dans ce blason symbolisent sans doute les trois fiefs d'Urzy, de Parzy et de Prémery, donnés par Charlemagne (Registre terrier de l'évêché de Nevers, rédigé en 1287, publié par M. de Lespinasse, p. 13.) aux évêques de Nevers, qui se qualifiaient comtes de Prémery. On trouve aussi quelquefois ces armoiries figurées: De gueules, à trois châteaux d'or, au chef de France. Nous ne connaissons du reste aucun monument ancien portant le blason de notre évêché.
CHAPITRE DE SAINT-CYR DE NEVERS Institué en 849 par l'évêque Heriman, il fut d'abord composé de quarante chanoines. D'azur, au saint Cyr au naturel, monté sur un sanglier de même, accompagné de trois fleurs de lys d'or. Le plus ancien sceau du chapitre de Nevers, que l'on trouve en usage dès les premières années du XIIIe siècle et qui servait encore au XVIIe, porte une représentation de saint Cyr, patron de la cathédrale, vu à mi-corps, sortant de nuées et tenant une palme; on lit autour en lettres capitales gothiques: SIGILLVM CAPITVLI SANCTI CERICI NIVERNIS : ; au revers, figure sainte Julitte, mère de saint Cyr, nimbée, avec cette légende: SANCTA IVLITTA MATER EIVS. A la fin du XVe siècle, l'usage était venu de représenter le petit saint Cyr monté sur un sanglier, en mémoire d'un songe de Charles-le-Chauve rapporté par l'historien nivernais Michel Cotignon (Catalogue historial des evesques de Nevers, p. 32.) dans lequel ce prince, se voyant poursuivi à la chasse par un sanglier furieux, aurait été sauvé grâce à l'intervention du petit saint Cyr qui aurait arrêté le sauvage animal. Cette- vision de Charles-le-Chauve est sculptée sur un chapiteau de la cathédrale de Nevers, peinte dans l'une des verrières de l'église de Saint-Saulge, en Nivernais, et gravée sur un méreau obituaire du chapitre de Nevers. Michel Catignon décrit ainsi les armes de l'Église de Nevers : " d'un costé, le portraict dudit S. Cire sur un sanglier et de l'autre, à trois fleurs de lys. ". Le sceau de notre cathédrale, que nous avons vu sur un acte de 1724, porte, au milieu de cette légende: SIGILLUM INSIGN. ECCL. NIVERNENSIS, un écusson en accolade, d'azur, semé de fleurs de lys d'or au saint Cyr sur un sanglier brochant sur le tout. Au frontispice d'un Diurnale de l'Église de Nevers, imprimé en 1789, le saint Cyr est accompagné de trois fleurs de lys sur un champ d'azur et c'est cet écusson ainsi composé qui forme le blason actuel du chapitre.
DOYENNÉ DE NEVERS D'azur, semé de fleurs de lys d'or, à la hure de sanglier de même brochant sur le tout. L'armorial de la généralité de Moulins donne ce blason, tel que nous venons de le décrire, parti de celui d'un membre de la famille Pinet (d'azur, à trois pommes de pin d'or), qui était doyen du chapitre au moment de la rédaction de l'armorial. Nous venons d'expliquer l'origine de la hure de sanglier dans le blason ecclésiastique du Nivernais. Cette hure se trouve sur un méreau du chapitre de Nevers publié dans notre Essai sur la numismatique Nivernaise, on la voit également figurer dans l'ornementation de la grille du choeur de la cathédrale de Saint-Cyr, oeuvre de la seconde moitié du XVIIe siècle.

EVÊQUES DE NEVERS

1201-1221GUILLAUME dit DE SAINT LAZAREL'un des évêques de Nevers les plus marquants, qui suivit en terre sainte le comte Hervé de Donzy, ouvre glorieusement la série des prélats dont nous allons décrire les sceaux ou les blasons. Nous ne savons à quelle famille appartenait Guillaume, dont le sceau porte la représentation d'un évêque debout, vu de face, mitré, crossé et bénissant, avec cette légende en capitales gothiques: ...GILL. WLLMI. NIVERNENSIS EPIS... (Sigillum Willelmi Nivernensis episcopi), et, au contre-sceau, la tête de saint Cyr avec cette légende: SANCTVS CIRICVS (Collection des sceaux des archives nationales, par M. Douet d'Arc, t, II, p. 527.).
1221-1223GERVAIS DE CHATEAUNEUFFils de Gervais, seigneur de Châteauneuf-en-Thimerais et de Marguerite de Donzy, de l'une des principales familles féodales du Perche, éteinte à la fin du XIIIe siècle. De ..., à deux lions. Le Dictionnaire de la Noblesse, dans la notice consacrée aux Châteauneuf, ne donne point le blason de ces seigneurs; ce blason nous est connu par la description du sceau de l'un d'eux décrit dans l'Inventaire des Titres de Nevers (Col. 606).
1223-1230RENAUD
1232-1239RAOUL DE BEAUVAIS
1240-1253ROBERT CORNUFils de Simon Cornu, seigneur de Villeneuve, et d'une soeur d'Henri Clément, maréchal de France. D'argent, à la bande de gueules (Album du Nivernais). Nous donnons ce blason, sous toutes réserves, comme les autres que nous connaissons seulement par l'Album du Nivernais. La Chesnaye-des-Bois rattache à tort, nous le pensons du moins, Robert Cornu et ses parents qui furent archevêques de Sens, à la famille Le Cornu de Balivière, de la province de Normandie. Le sceau de Robert Cornu, nommé Guillaume dans l'inventaire des sceaux de M. Douet d'Arc (t. II, p. 527), porte la représentation d'un évêque, vu de face, mitré, crossé et bénissant, avec cette légende, en capitales gothiques, dont une petite partie est lisible sur le seul exemplaire que nous ayons vu de ce sceau: SIGILL... IS EPISCO... (Sigillum Roberti Nivernensis episcopi); au contre-sceau, un saint debout, de trois quarts à gauche, nimbé et tenant une palme, avec cette légende: BEA (tus) CIRICVS. M. Quantin a fait connaître, dans le Bulletin de la Société de sphragistique (T. I, pages 320 et 321), les sceaux des trois archevêques de Sens de la famille de notre évêque, aucun de ces sceaux ne porte d'armoiries.
1253-1254HENRI CORNUNeveu du précédent, fut élu évêque de Nevers, mais il ne fut pas consacré, ayant été appelé, en 1254, au siége de Sens. D'argent, à la bande de gueules.
1254-1260GUILLAUME DE GRAND-PUY
1260-1275ROBERT DE MARZY
1278-1283GILLES DE CHATEAU-RENAUD
1285-1294GILLES DU CHATELETDe l'illustre famille lorraine de ce nom. D'or, à la bande de gueules, chargée de trois fleurs de lys d'argent, dans le sens de la bande. (Histoire des grands officiers de la Couronne. Duchesne, Généalogie de la maison du Châtelet.)
1295-1315JEAN DE SAVIGNYDe gueules, à trois lionceaux contournés d'argent, couronnés de même (Album du Nivernais). Même observation qu'au sujet des armoiries plus ou moins authentiques de Robert Cornu. Il existait au XIIIe siècle, en Nivernais, une famille noble qui prenait son nom du fief de Savigny-sur-Canne, près de Decize, et qui s'éteignit au XIVe. Nous ne connaissons pas les armoiries de cette famille à laquelle appartenait peut-être notre évêque. Le sceau de Jean de Savigny, décrit dans l'inventaire des sceaux des Archives nationales (T. 11, p. 527.), offre la représentation d'un évêque, crossé et mitré, bénissant, placé sous des ornements d'architecture, accosté à dextre d'une fleur de lys, et à senestre, de deux clefs en sautoir. Les fleurs de lys, comme les croissants et les étoiles, se trouvent sur les sceaux, mais il n'en est pas de même des clefs, et nous ne serions pas éloigné de voir dans ces clefs en sautoir, un emblème héraldique particulier à Jean de Savigny. Il est à remarquer qu'au XIIIe siècle, les évêques plaçaient rarement un écu sur leur sceau, tandis qu'ils y faisaient quelquefois figurer des meubles héraldiques empruntés à leur blason.
1315-1319GUILLAUME BEAUFILSD'une famille de La Charité-sur-Loire.
1320-1323PIERRE BERTRAND ou BERTRANDIFils d'un médecin d'Annonay, fut chanoine et doyen du Puy, conseiller d'état, puis évêque de Nevers; transféré au siége d'Autun, il fut élevé, en 1331, à la dignité de cardinal. D'or, au chevron d'azur, chargé de trois fleurs de lys du champ et accompagné de trois roses de gueules (Chevillard, Armorial de 1698. - Trudon, - (H. de Fontenay, Sceaux et armoiries des évêques d'Autun.). La Chesnaye-des-Bois, dans ses Recherches sur les fleurs de lys, dit que le champ de ces armes est d'argent et que les fleurs de lys sont une concession de Philippe de Valois ; Palliot indique le champ comme étant d'or et parle aussi de la concession royale. Si cette concession eut lieu en effet sous Philippe de Valois, Bertrand, ayant quitté le siége de Nevers en 1323, ne dut porter les emblèmes royaux sur son blason que comme évêque d'Autun. Quoiqu'il en soit nous ne connaissons aucun sceau de Pierre Bertrand, ni aucun monument portant ses armoiries que nous donnons telles qu'elles sont décrites dans les auteurs.
1333-1334JEAN MANDEVILLAIN alias DE MANDEVILLENe fit que passer sur le siége de Nevers qu'il quitta pour celui d'Arras; il fut ensuite évêque de Châlons-sur-Marne. L'Histoire des grands officiers de la Couronne ne fait que nommer ce prélat au chapitre des évêques-pairs de Châlons, et ne donne point ses armoiries.
1335-1339PIERRE BERTRANDNeveu du cardinal Bertrand mentionné ci-dessus, se nommait du Colombier. Il prit le nom et les armes de son oncle. Il devint évêque d'Arras puis cardinal-évêque d'Ostie en 1344. Le Dictionnaire de la Noblesse mentionne une famille Bertrand du Colombier dont les armes: D'argent, au chevron d'azur, accompagné de trois roses de même et chargé de colombes du champ, sont à peu près semblables à celles de Pierre Bertrand Ier.
1340-1340ALBERT ACCIAJOLID'une famille patricienne de Florence, ne prit jamais possession du siége de Nevers, auquel il avait été nommé.
1340-1360BERTRAND DE FUMELD'une famille noble du Quercy. D'or, à trois pointes ou fumées d'azur, mouvantes de la pointe de l'écu. (Palliot. - Dictionnaire de la Noblesse.)
1360-1361RENAUD DE MOULINSAppartenait probablement à une famille originaire de la petite ville de Moulins-Engilbert, qui donna, au siége d'Evreux deux prélats, dont l'un devint évêque et comte-pair de Noyon. L'évêque-pair portait, comme la ville de Moulins-Engilbert, dont il avait sans doute emprunté le blason: De gueules, à la croix ancrée d'or.
1361-1370PIERRE AYCELIN DE MONTAIGUD'une noble famille d'Auvergne, fut transféré à l'évêché de Laon, puis nommé cardinal. De sable, à trois têtes de lion arrachées d'or, lampassées de gueules. (Hist. des gr. off. de la Couronne.)
1370-1372JEAN DE NEUFCHATELD'une des plus illustres familles du comté de Bourgogne. Ce prélat devint évêque de Toul, puis cardinal et enfin évêque d'Ostie et de Velletri. De gueules, à la bande d'argent. (Maurice, Le blason des chevaliers de la Toison d'or.)
1372-1375PIERRE DE VILLIERSD'une famille de Champagne, était confesseur du roi Charles V et provincial du collège de Navarre quand il fut appelé au siége de Nevers, qu'il abandonna pour celui de Troyes. Les nobiliaires et armoriaux mentionnent plusieurs familles champenoises du nom de Villiers, nous ne savons si notre évêque peut être rattaché à l'une ces familles.
1375-1380PIERRE DE JAUCOURT-DINTEVILLED'une famille noble originaire de Champagne, établie en Bourgogne et en Nivernais. De sable, à deux léopards d or (D'Hozier.)
1380-1394MAURICE dit DE COULANGESDu lieu de sa naissance. Il appartenait à l'ordre des Frères Prêcheurs et fut confesseur des rois Charles V et Charles VI et pénitencier du Pape Clément VII (1380-1394).
1394-1400PHILIPPE FROMENT, neveu du précédent et comme lui, religieux dominicain; il avait été d'abord évêque de Bethléem.
1401-1430ROBERT DANGUEIL ou DE DANGEAUD'une famille du pays chartrain, était chanoine de Chartres, archidiacre de Paris, conseiller et aumônier de Charles VI et du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, puis archidiacre de Nevers. Burelé d'argent et d'azur de huit pièces, à la bande de sable brochant sur le tout. (Dictionnaire de la Noblesse.)
1430-1430PIERRE DE POUGUESD'une ancienne famille du Nivernais, fut élu par les chanoines mais non consacré.
1430-1436JEAN GERMAINEtait probablement de Cluny, bien que Guy Coquille le fasse naître aux environs de Luzy. Ses parents étaient de condition fort modeste et son père fut affranchi par son seigneur. Ce prélat était doyen du chapitre de Dijon et chancelier de l'ordre de la Toison d'or. Il fut transféré à Châlon-sur-Saône. D'azur, à la fasce d'or, accompagnée de trois étoiles de même. (Mémoires de la Société d'archéologie de Châlon-sur-Saône.). Le blason de Jean Germain, placé sur une crosse en pal, se voit sculpté au-dessus de la tombe restituée de cet évêque dans l'ancienne cathédrale de Châlon-sur-Saône.
1436-1445JEAN VIVIENDe ... au sautoir engrêlé. La France pontificale de M. Fisquet (Métropole de Sens; Nevers et Bethléem, p. 67.) attribue à cet évêque les armes suivantes: D'azur, flanché (?) d'argent, au sautoir engrêlé de gueules, accompagné en chef et en pointe de deux tours d'or, et en flanc de deux lions affrontés de sable. Nous ne savons où M. Fisquet a trouvé ce blason décrit d'une façon si peu compréhensible. Nous avons découvert aux archives départementales de la Nièvre un sceau, fort mutilé et effacé, de la chambre de l'évêque Vivien (Sigillum camere episcopi), appendu à une charte de 1438; qui porte un écu à un sautoir engrêlé, peut-être accompagné en pointe d'un objet impossible à déterminer; cet écu tenu par un ange.
1445-1461JEAN D'ESTAMPESD'une famille noble du Berry. D'azur, à deux girons d'or appointés en chevron, au chef d'argent, chargé de trois couronnes ducales de gueules. (Hist. des gr. off. de la Couronne.) Nous avons vu aux archives de la Nièvre un fragment du sceau de ce prélat appendu à une charte de 1448; ce fragment est la partie inférieure de l'empreinte sur laquelle on voit la figure d'un évêque mitré et tenant sa crosse, agenouillé dans une niche.
1461-1499PIERRE DE FONTENAYNeveu du précédent, d'une famille noble et ancienne du Berry établie en Nivernais. Palé d'argent et d'azur, au chevron de gueules brochant sur le tout. (Thaumas de la Taumassière, Hist. du Berry.) Ces armes sont sculptées au milieu des ornements d'un travail très-fin qui décorent le portail méridional de la cathédrale de Nevers, et sur la corniche de la chapelle voisine de ce portail, qui avait été fondée par Pierre de Fontenay.
1500-1500FERDINAND D'ALMEÏDAPrélat portugais, déjà évêque de Ceuta, fut seulement élu et ne prit jamais possession du siège de Nevers. Écartelé : aux 1 et 4, d'or, à six billettes de gueules, percées du champ, posées 2, 2 et 2; et aux 2 et 3 d'argent, au sautoir de gueules, chargé de cinq écussons d'or.
1500-1504PHILIPPE DE CLÈVESFils de Jean Ier, duc de Clèves, et d'Élisabeth de Bourgogne, et frère d'Engilbert de Clèves, comte de Nevers, était abbé de Saint-Martin de Nevers; il réunit les évêchés de Nevers, d'Autun et d'Amiens. Écartelé: aux 1 et 4, parti de gueules, au ray d'escarboucle pommeté et fleurdelysé d'or de huit pièces, enté en coeur d'argent, à l'escarboucle de sinople, qui est de Clèves, et d'or, à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois traits, qui est de La Mark; et aux 2 et 3, d'azur, à trois fleurs de lys d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules, qui est de Bourgogne-Nevers. MM. de Marzy et de Fontenay, dans leurs Armoriaux des évêques d'Amiens et d'Autun, ont décrit ces armoiries d'une manière un peu différente, y introduisant un quartier de Bourgogne ancien dont il serait difficile d'expliquer la présence. Aucun monument contemporain ne nous donnant les armes de notre prélat, il nous a semblé qu'il y avait lieu de lui attribuer le blason de la branche de Clèves-Nevers qui nous est connu par des jetons et par diverses sculptures du XVIe siècle.
1505-1507ANTOINE DE FEURSD'une famille du Mâconnais, doyen de l'église de Lyon, et Imbert de La Platière, doyen de Nevers; se disputèrent, jusqu'en 1507, le siége de Nevers qu'ils durent céder à Jean Bohier. Antoine de Feurs avait prêté serment entre les mains du roi en 1505, mais il ne put prendre que le titre d'élu, n'ayant jamais été sacré, il mourut en 1507. Nous le comptons toutefois au nombre de nos évêques, suivant en cela le Gallia Christiana et les Notices de Mgr Crosnier et de M. Fisquet. Losangé d'or et de sable (Steyert, Armorial du Lyonnais, Forez et Beaujolais).
1508-1511JEAN BOHIERChanoine et chantre de l'Église de Paris, d'une famille d'Auvergne, était frère d'Antoine Bohier, archevêque de Bourges et cardinal, et neveu du cardinal du Prat. D'or, au lion d'azur, au chef de gueules (Palliot). Il existe aux archives de la Nièvre un sceau de cet évêque appendu à une charte de 1511. Ce sceau, fort mutilé, est rond et porte un écu aux armes du prélat, telles que nous venons de les décrire, placé sur une crosse en pal et accosté de deux rinceaux. On lit autour, en lettres minuscules gothiques : SIGILLU. JOHANNIS. EPISCOPI. NIVERNENSIS.
1512-1518IMBERT DE LA PLATIÈREFils de Philibert de La Platière, seigneur de Frasnay-les-Chanoines, et de Marie de Fontenay, soeur de l'évêque mentionné ci-dessus, appartenait à une famille noble du Nivernais. Il avait élevé déjà, comme nous l'avons vu, des prétentions au siège épiscopal de Nevers. Il fut le dernier évêque élu par le Chapitre. D'argent, au chevron de gueules, accompagné de trois anylles ou fers de moulin de sable. (Vulston de La Colombière, La science héroïque.)
1519-1539JACQUES D'ALBRET-ORVALFils naturel de Jean d'Albret, sire d'Orval, comte de Dreux, fut nommé à l'évêché de Nevers par François Ier, après une assez longue vacance de ce siége. Il était abbé commendataire de Saint-Basile de Reims et de Noirlac, et doyen de Châlons-sur-Marne. Le roi lui avait accordé des lettres de légitimation. Écartelé : aux 1 et 4 de France, et aux 2 et 3 de gueules, à la bordure engrêlée d'argent. Un fragment du sceau de cet évêque, conservé aux archives de la Nièvre, offre le quatrième quartier de l'écu où figurent les fleurs de lys. Les armes de Jacques d'Albret, posées sur une crosse en pal et entourées de bâtons noueux, se voyaient dans les anciens vitraux du choeur de la cathédrale de Nevers; on les retrouve sculptées au vieux château des évêques de Nevers à Prémery; enfin elles figurent sur le titre d'un processionnal de Nevers, de 1535, appartenant à M. l'abbé Boutillier.
1539-1548CHARLES DE BOURBON-VENDOMEFrère cadet d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et beau-frère de François de Clèves, duc de Nevers. Ce prince, né en 1523, ne put être qu'administrateur du siége de Nevers, n'ayant pas l'âge requis pour être sacré. Il posséda plusieurs évêchés, et devint cardinal et archevêque de Rouen. C'est lui que le duc de Mayenne fit Roi de la Ligue, en 1589, sous le nom de Charles X. D'azur, à trois fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande. (Histoire des grands officiers de la Couronne.)
1548-1558JACQUES-PAUL SPIFAME, d'une famille du parlement de Paris, avait été recteur de l'université de cette ville, président de la chambre des enquêtes, etc. En 1558, il résigna l'évêché de Nevers à Gilles Spifame, son neveu, adopta ouvertement les erreurs de la Réforme et s'enfuit à Genève, où sa conduite et ses intrigues le rendirent suspect; il y eut la tête tranchée en 1566.De gueules, à l'aigle éployée d'argent. (Dictionnaire de la Noblesse.) Nous possédons une empreinte du sceau de ce prélat; le sceau est rond et porte un écu ogival à une aigle, posé sur une crosse en pal; sa légende en lettres capitales romaines, entre filets, le filet intérieur orné de redents, est celle-ci: S. IACOBI. SPIFAME. NIVER (nensis episcopi).
1559-1578GILLES SPIFAMENeveu du précédent, était chanoine et official de Nevers, avec le titre de vicaire général, doyen de Saint-Marcel de Paris, prévôt de Chablis et abbé de Saint-Paul de Sens. De gueules, à l'aigle éployée d'argent.
1578-1606ARNAUD SORBIND'une famille pauvre du Quercy, devint prédicateur ordinaire de Charles IX. De ... au chevron, chargé de deux étoiles et accompagné en pointe d'un chêne arraché, au chef chargé d'une étoile, accostée de deux glands tigés et feuillés. Nous décrivons ce blason d'après un sceau fort bien conservé d'Arnaud Sorbin, appendu à une charte de 1600 qui fait partie de notre collection de documents originaux sur le Nivernais. Le sceau rond porte un écusson ogival, entouré de deux branches d'olivier, surmonté d'une mitre et d'une crosse, et cette légende en lettres capitales romaines : ARNALDVS . SORBINVS . NIVERNENSIS . EPISCOPVS : ; le contre-sceau est chargé d'un écusson semblable sans légende.
1606-1643EUSTACHE DU LYSD'une famille noble du Nivernais, était trésorier du chapitre de Nevers et aumônier ordinaire du roi quand il fut promu à l'épiscopat. D'azur à trois chiens courants d'or, l'un sur l'autre, et une fleur de lys de même en chef. (Le Roy d'armes, du P. de Varennes.) Le sceau de cet évêque est au même type que celui de son prédécesseur; les armes que nous venons de décrire s'y trouvent sur un écusson entre deux rinceaux, avec la mitre et la crosse. Voici la légende: EVSTACHIVS . DV . LYS. EPISCOPVS . NIVERNENSIS. Le même blason est gravé sur la dalle funéraire d'Eustache du Lys, dans l'une des chapelles du chevet de la cathédrale de Nevers.
1643-1666EUSTACHE DE CHÉRYNeveu du précédent, appartenait également à une famille noble du Nivernais. Il fut d'abord évêque de Philadelphie in partibus, puis coadjuteur de son oncle. En 1666, il se démit de son évêché et il mourut en 1669. D'azur, au chevron d'or, accompagné de trois roses d'argent, boutonnées du second émail. (D'Hozier, Armorial général.) Palliot décrit le blason de Chéry avec trois quintefeuilles, au lieu des roses indiquées par nous. Le sceau d'Eustache du Lys, dont nous possédons la matrice, porte l'écu décrit ci-dessus surmonté d'une mitre, d'une crosse et du chapeau épiscopal, que nous voyons figurer pour la première fois au-dessus des armoiries de nos évêques. La légende, dont le commencement est indiqué par une rose, est celle-ci : EVSTACHIVS . DE . CHERY. EPISCOPVS. NIVERNENSIS. Les armes de notre évêque sont sculptées, également avec les trois roses, sur les lucarnes de l'ancien logis prioral de Lurcy-IeBourg.
1666-1705EDOUARD VALOTFils de l'un des premiers médecins de Louis XIV, était prieur commendataire de Saint-Révérien avant de monter sur le siége de Nevers dont il se démit en 1705. D'azur, au chevron, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un rameau de chêne portant trois glands, le tout d'or. (Armorial de la généralité de Moulins.) Le sceau de cet évêque porte le blason ci-dessus surmonté d'une mitre, d'une crosse et d'un chapeau.
1705-1719ÉDOUARD BARGEDÉNé à Corbigny en Nivernais, était fils du bailli de l'abbaye de Saint-Léonard de cette ville; il devint vicaire général, official, puis grand-chantre de l'église de Nevers, enfin coadjuteur d'Edouard Valot auquel il succéda. De gueules, à la bande d'or, chargée d'un lion de sable, accompagnée de trois trèfles du second émail, deux en chef et un en pointe. L'Armorial de Jacques Chevillard charge l'écusson de l'évêque Bargedé de trois croisettes, au lieu des trois trèfles que nous donnons d'après le sceau du prélat. Edouard Bargedé est le premier évêque de Nevers qui ait adopté, pour ses armoiries, le type encore usité de nos jours : l'écu, posé sur un cartouche, est surmonté d'une couronne de comte entre la mitre et la crosse, au-dessus se trouve le chapeau à glands. La légende ne donne plus que le nom de baptême du prélat, qui se qualifie comte de Prémery; il est le seul de nos évêques qui ait pris cette qualification sur son sceau.
1719-1740CHARLES FONTAINE DES-MONTÉESD'une famille d'Orléans, fut doyen de cette ville, abbé de Saint-Cyran-en-Brenne, au diocèse de Bourges, et conseiller d'honneur au Parlement de Paris. D'or, au rencontre de cerf de sable. (Armoriaux de Chevillard et de Dubuisson.)
1740-1751GUILLAUME D'HUGUESD'une famille noble de la Provence, originaire du Languedoc, était vicaire général d'Embrun quand il fut appelé au siége de Nevers, qu'il quitta pour devenir archevêque de Vienne. D'azur, au lion d'or, chargé de trois fasces de gueules et surmonté de trois étoiles du second émail. (L'État de la Provence, par l'abbé Robert de Briançon.)
1751-1752JEAN-ANTOINE TINSEAUD'une famille parlementaire de la Franche-Comté, fut chanoine, officiel et vicaire général de Besançon, puis évêque de Bellay. De gueules, au dextrochère issant d'une nuée, tenant trois branches d'hysope, le tout d'or. Selon l'Histoire de l'Université du comté de Bourgogne, de Labbey de Billy, les armes de la famille de Tinseau seraient: De gueules, au bras et à la main de carnation mouvants de senestre, tenant trois branches d'hysope.
1783-1789PIERRE DE SÉGUIRAND'une famille noble de la Provence, fut vicaire général de Narbonne, puis coadjuteur de Jean-Antoine Tinseau, mais il ne fut sacré qu'après la mort de ce prélat; nommé député du clergé du Nivernais aux États-Généraux, il mourut avant l'ouverture de ces États. D'azur, au cerf élancé d'or. (L'État de la Provence.)
1789-1791LOUIS-JÉROME DE SUFFREN DE SAINT-TROPEZAppartenant, comme son prédécesseur, à une noble, famille de la Provence, fut vicaire général de Marseille, prévôt de Saint-Victor de la même ville et évêque de Sisteron pendant vingt-cinq ans. Il occupa peu de temps le siége de Nevers, ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé, il émigra et il mourut à Turin en 1796. D'azur, au sautoir d'argent, cantonné de quatre têtes de léopard d'or. (L'État de la Provence.).
1791-1801GUILLAUME TOLLETÉvêque constitutionnel du département de la Nièvre le 23 février 1791.

L'évêché de Nevers ne fut pas maintenu par le concordat; de 1801 à 1823, le département de la Nièvre dépendit, pour le spirituel, du diocèse d'Autun. Une bulle du pape Pie VII, datée du 10 octobre 1822, rétablit le siége de Nevers et confirma la nomination faite par le roi de Monseigneur Millaux.

1822-1829JEAN-BAPTISTE-FRANÇOIS-NICOLAS MILLAUXNé à Rennes en 1756, émigra pour ne point prêter serment à la constitution civile du clergé; rentré en France, il fut supérieur du séminaire, chanoine et vicaire général de sa ville natale. Il fut sacré à Paris le 6 juillet 1823. De gueules, à la croix alaisée d'argent, au chef cousu d'azur, chargé d'une colombe essorante du second émail, portant dans son bec un rameau d'olivier de même. Nous décrivons les armes de cet évêque, comme celles de plusieurs de ses successeurs, d'après leurs sceaux sur lesquels les émaux du champ sont seuls indiqués; c'est donc un peu au hasard que nous donnons les couleurs des meubles de ces blasons.
1829-1834CHARLES DE DOUHET D'AUZERSD'une famille noble de l'Auvergne, était chanoine, vicaire général et official d'Amiens, quand il fut nommé évêque de Nevers. Écartelé aux 1 et 4 d'azur, à la tour d'argent, aux 2 et 3 de gueules, à la licorne saillante d'argent. (Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne.)
1834-1842PAUL NAUDONé dans le département des Pyrénées-Orientales, était supérieur du grand-séminaire de Perpignan et vicaire général de ce diocèse. Il quitta l"évêché de Nevers pour l'archevêché d'Avignon. D'azur, à l'ancre d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois croisettes pattées du second émail.
1843-1860DOMINIQUE-AUGUSTIN DUFÊTRENé à Lyon, était vicaire général de Tours quand il fut appelé au siége de Nevers. D'azur, au lévrier d'argent, courant sur le globe du monde de même, tenant dans sa gueule un flambeau de sable, allumé de gueules, au chef cousu de même, chargé de trois étoiles du second émail.
1860-1873THÉODORE-AUGUSTIN FORCADENé à Versailles, fut sacré, à Hong-Kong en Chine, évêque de Samos in partibus infidelium, le 21 février 1847, puis nommé évêque de la Basse-Terre (Guadeloupe) le 6 avril l853, et de Nevers en 1860; il a été appelé à l'archevêché d'Aix par décret du 21 mars 1873. Écartelé : au 1 de gueules, au lion d'or ; au 2 coupé en chef d'azur, à dix losanges d'argent rangés 5 et 5, et en pointe d'azur, au lion léopardé d'argent, au 3 d'argent, à cinq losanges d'azur en bande, et au 4 d'argent, à deux épées de gueules en sautoir.
1873-....THOMAS-CASIMIR-FRANÇOIS DE LADOUENé à Saint-Sever (Landes) en 1817, nommé à l'évêché de Nevers par décret 18 juin 1873, préconisé le 25 juillet de la même année, avait été vicaire général d'Amiens et d'Auch. Écartelé : au 1 d'argent, au lion de gueules, au 2 d'azur, à trois larmes d'argent, au 3 d'azur, à trois fasces ondées d'argent, et au 4 d'argent, à la merlette de sable.

ÉVÊQUES DE BETHLÉEM

L'hôpital de Panthenor à Clamecy (Nièvre), fondé en 1147 par Guillaume II, comte de Nevers, fut légué à l'église de Bethléem, en Palestine, par le comte Guillaume IV qui, mourant de la peste à Ptolémaïde en 1168, avait choisi cette église pour le lieu de sa sépulture. L'évêque de Béthléem devait se réfugier à Panthenor s'il était chassé de son siége par les infidèles. Moins d'un demi-siècle après cette donation, l'événement prévu arriva et Régnier, septième évêque de Bethléem, vint s'établir à Panthenor qui prit le nom du saint lieu de la naissance du Sauveur.
Les évêques de Bethléem-lez-Clamecy furent pendant plusieurs siècles nommés par les Souverains-Pontifes; à dater du concordat de 1516, leur nomination appartient aux comtes, puis aux ducs de Nevers, sauf l'approbation royale.
Notre travail étant purement héraldique, nous ne mentionnerons que ceux des successeurs de Régnier dont nous avons pu retrouver le blason. Les évêques de Bethléem des XIIIe, XIVe et XVe siècles étaient presque tous des religieux d'extraction fort modeste, appartenant aux ordres de Saint-Dominique et de Saint-François; leur chronologie n'a rien de bien certain, malgré les savantes recherches de Mgr Cros Nier publiées dans la Semaine religieuse du diocèse de Nevers (VIe année, 1869) et celles de M. Chevalier-Lagenissière, auteur d'une histoire de l'évêché de Bethléem.

1363-1379ADHÉMAR DE LA ROCHEDe l'ordre des Frères-Prêcheurs, paraît avoir été le douzième successeur de Régnier. De ... à l'étoile à six rais. Le blason que nous venons de décrire figure sur le sceau d'Adhémar, dont une empreinte assez bien conservée est appendue à une charte de janvier 1364 (1365, nouveau style) des archives de la métropole de Lyon. Le sceau elliptique porte une représentation de l'adoration des mages et de celle des bergers, et, au-dessous, la figure de l'évêque agenouillé, crossé et mitré, ayant devant lui un écu ogival chargé d'une étoile à six rais. Voici ce que l'on peut lire de la légende, en lettres capitales gothiques: S. FRIS ADHEMARI D (ERV) PPE EPI BETHLEMI... Le type de ce sceau est à peu près le même que celui du sceau de l'évêque Hugues de Curtis, l'un des prédécesseurs d'Adhemar (1279-1297 ?), dont la description se trouve dans l'Inventaire des sceaux des archives de l'Empire de M. Douet d'Arcq (T. III, p. 518), sauf que, sur ce dernier monument, il n'y a point d'écusson ;mais on retrouve à son contre-sceau cette étoile qui pourrait bien avoir été, non pas le blason particulier d'Adhémar, mais bien l'emblème héraldique de l'évêché de Bethléem.
1379-1388GUILLAUME DE VALLANDe l'ordre des Frères-Prêcheurs, d'une famille d'Auxerre, conseiller et confesseur du duc de Bourgogne Philippe-le-Hardi, puis confesseur de Charles VI, passa, en 1388, au siége d'Evreux. D'azur, au chevron d'argent, chargé de deux tourteaux de gueules, surmonté d'une étoile d'or, et accompagné en pointe d'un croissant de même. Nous donnons ce blason, sous toutes réserves, d'après la France pontificale (Diocèses de Nevers et de Bethléem.).
1422-1428LAURENT PINONDominicain du diocèse de Sens, confesseur du duc de Bourgogne, devint évêque d'Auxerre. D'azur, à trois pommes de pin d'or. (Mémoires concernant l'histoire d'Auxerre.)
1492-1498JACQUES HEMERÉChanoine de Notre-Dame de Sales, au diocèse de Bourges, appartenait à une famille noble de cette même ville. D'azur, au chevron d'or, chargé de trois coquilles de gueules, accompagné de trois soucis du second émail. (Histoire du Berry, du P. Labbe.) Le P. Labbe rapporte que Jacques Hemeré, évêque de Bethléem en 1497, portait ces armes avec la devise : Post tenebras spero lucem.
1524-1555PHILIBERT DE BEAUJEUD'une famille noble originaire de la Franche-Comté établie en Nivernais, était prieur de Saint-Germain d'Auxerre, abbé de Saint-Sever au diocèse d'Aire, et de La Faise au diocèse de Bordeaux. Écartelé aux 1 et 4 de gueules, à quatre burelles d'argent, qui est de Beaujeu, et, aux 2 et 3 de ..., au sautoir cantonné de quatre étoiles. Nous donnons ce blason d'après le dessin d'un sceau de Philibert de Beaujeu reproduit dans un recueil de titres de la Bourgogne et du Nivernais de la Bibliothèque nationale (Coll. Gaignière, n° 658.).
1605-1609LOUIS DE CLÈVESFils naturel de François de Clèves, abbé de Saint-Michel de Tréport, fils lui-même d'Engilbert de Clèves, comte de Nevers, était abbé de Bourras et de Toussaints-en-l'Ile, prieur de La Charité, etc., lorsqu'il fut nommé, en 1588, par le duc de Nevers à l'évêché de Bethléem, mais il ne reçut ses bulles qu'en 1605 et il fut sacré l'année suivante. Écartelé aux 1 et 4 parti de gueules, au ray d'escarboucle pommeté et fleurdelysé d'or de huit pièces, enté en coeur d'argent, à l'escarboucle de sinople, et d'or, à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois traits; et aux 2 et 3 d'azur à trois fleurs de lys d'or, à la bordure componée d'argent et de gueules; le tout brisé d'un filet de sable en barre. (Abrégé historique du prieuré de La Charité.)
1609-....ERARD DE ROCHEFORTD'une illustre famille de Bourgogne, possessionnée en Nivernais, nommé par le duc de Nevers Charles de Gonzague en 1609, ne reçut pas ses bulles et ne fut pas sacré. Il était à la fois abbé de Vézelay, de Saint-Léonard de Corbigny et de Cervon, et doyen d'Autun. D'azur, semé de billettes d'or, au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé de gueules. (Histoire des grands Officiers de la Couronne.)
1611-1619JEAN DE CLÈVESNeveu de l'évêque Louis de Clèves, fils de Louis, bâtard de Clèves, seigneur de Fontaine, et de Marguerite du Sauzay, était chanoine régulier de Saint-Augustin, abbé de Bourras et de Toussaints et prieur de La Charité. Écartelé aux 1 et 4 d'azur, à trois fleurs de lys d'or, à la bande de gueules, chargée de trois lionceaux d'argent, brochant sur le tout, qui est de Bourbon-Vendôme ; et aux 2 et 3 contre-écartelé aux 1 et 4, parti de gueules, au ray d'escarboucle pommeté et fleurdelysé d'or de huit pièces, enté en coeur d'argent, à l'escarboucle de sinople, qui est de Clèves, et d'or, à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois traits, qui est de La Mark; et aux 2 et 3 grands quartiers contre-écartelé d'azur, à trois fleurs de lys d'or, et de gueules, à la bordure engrêlée d'argent, qui est d'Albret-Orval. Nous donnons ce blason, un peu différent de ceux que l'Histoire des grands Officiers de la Couronne et l'Abrégé historique du prieuré de La Charité attribuent à notre prélat, d'après un écu sculpté, avec la date 1616, sur le manteau d'une cheminée du petit château de Charly, en Nivernais, qui appartenait aux prieurs de La Charité.
1623 -1644ANDRÉ DE SAUZEAEt non du Sauzay, né à Annonay en 1578, d'une ancienne famille, fut l'élève et l'ami de Saint-François-de-Sales; il se livra avec succès à la prédication à Paris, fut doyen de Belley, puis évêque de Bethléem en novembre 1623 ; il fut sacré le 18 février de l'année suivante. Fascé d'or et de gueules, au lion de sable brochant sur le tout. (Armorial du Forez, par de La Tour-Varan.)
1644-1651JEAN-FRANÇOIS BONTEMPSDocteur en théologie, aumônier et prédicateur du roi, appartenait sans doute à la famille de Paris de ce nom mentionnée par le Dictionnaire de la Noblesse qui nous donne son blason. D'or, au chêne de sinople, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or.
1651-1663CHRISTOPHE D'AUTHIER DE SISGAUD'une famille provençale, fut appelé en 1650 au siége de Bethléem, dont il se démit douze ans après. Il fonda la congrégation du Saint-Sacrement. D'azur, à trois pins arrachés d'or (Nobiliaire du département des Bouches-du-Rhône.)
1664-1701FRANÇOIS BATAILLECapucin, fût abbé commendataire de Jaussels et de Saint-Eusèbe, puis de La Bussière; il avait été nommé directement par le Saint-Siége à l'évêché de Bethléem. D'azur, au sautoir d'or, cantonné de quatre étoiles de même. (Chevillard, La France chrétienne.).
1702-1738CHÉRUBIN-LOUIS LE BELReligieux recollet, définiteur général de l'ordre de Saint-François, et abbé commendataire de Lieurestauré, appartenait à la famille des seigneurs de La Boissière et de Bussy en Picardie, il fut nommé évêque de Bethléem en 1702, mais il n'obtint l'institution canonique qu'en 1712-1738. De sinople, à la fasce d'argent. (Armorial manuscrit des évêchés de France à la Bibliothèque nationale, Palliot.).
1754-1777CHARLES-MARIE DE QUELEND'une noble et ancienne famille de Bretagne, fut curé du Hâvre, puis abbé commendataire de La Rivoure, au diocèse de Troyes, avant d'être évêque de Bethléem. Burelé d'argent et de gueules (D'Hozier, Armorial général.)
1777-....FRANÇOIS-CAMILLE DE DURANTI DE LIRONCOURTD'une famille d'Alsace, était vicaire général de Laon et aumônier de Madame Sophie de France, lorsqu'il fut appelé, en 1777, au siége de Bethléem dont il fut le dernier titulaire. Il émigra en Angleterre, où il mourut au commencement de notre siècle.

COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES

La plupart des établissements religieux n'avaient point d'armoiries avant la fin du XVIIIe siècle. L'ordonnance de Louis XIV sur la police des armoiries contraignit ces établissements à faire enregistrer des blasons qui furent composés ou par les communautés elles-mêmes ou par les commissaires chargés de la rédaction de l'Armorial général. Souvent on prit pour meuble héraldique de chacun de ces nouveaux écussons, le type du sceau de la communauté, d'autres fois on adopta les armoiries du chef de la maison religieuse, ou l'on se contenta de composer un blason banal. Les armoiries que nous allons décrire donneront des exemples de ces divers blasons.

CHAPITRES

CHATEL-CENSOIRChapitre. (Yonne). Diocèse d'Autun.De sable, à quatre chevrons d or. (Armorial de la généralité d'Orléans) Un sceau de la collégiale de Châtel-Censoir, conservé au musée de Nevers, qui paraît dater des premières années du XVe siècle, porte la figure d'un saint évêque placé dans une niche; avec cette légende en lettres capitales gothiques: S CAPITVLI : ECCLIE COLLEGIATE . CASTELCENSORII.
CLAMECYChapitre. Diocèse d'Auxerre.De gueules, à quatre chevrons d'argent. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
COSNEChapitre. Diocèse d'Auxerre.Tiercé en barre d'argent, de sinople et de sable. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
DONZYChapitre. Diocèse d'Auxerre.D'azur, au saint Caradheuc d'or. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
TANNAYChapitre. Diocèse de Nevers.De gueules, à quatre chevrons d'or. (Armorial de la généralité d'Orléans ).
VARZYChapitre. Diocèse d'Auxerre.D'or, à cinq fasces de sinople. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
VÉZELAYChapitre. (Yonne). Diocèse d'Autun.D'azur, semé de fleurs de lys d'or et de larmes d'argent, au vase du second émail brochant sur le tout. (Armorial de la généralité de Paris.) La ville de Vézelay portait des fleurs de lys dans son blason; le vase de parfums est l'emblème ordinaire de sainte Madeleine; les larmes furent sans doute ajoutées en souvenir du repentir de la sainte patronne de Vézelay.

ABBAYES

SAINT-MARTIN DE NEVEUSAbbaye. Ordre de Saint-Augustin, fondée au VIIIe siècle, diocèse de Nevers.D'or, au coeur enflammé de gueules, traversé par une flèche d'azur en. barre, tenu par une main dextre de carnation, parée d'azur, mouvant du flanc senestre de l'écu. (Armorial de la généralité de Moulins.). Telles étaient les armoiries officielles de l'abbaye de Saint-Martin, mais il paraît que cette communauté en avait d'autres, imitées de son ancien sceau, qu'elle portait de préférence. Ce dernier blason: De gueules, au saint Martin partageant son manteau de ... , au chef de France, se voit sur un cachet du XVIIIe siècle et sur le frontispice d'un processionnel manuscrit de 1784 à l'usage de cette abbaye.
BELLEVAUXAbbaye. De l'ordre de Prémontré, fondée en 1188, diocèse de Nevers.D'azur, à la croix pattée d'or, au chef cousu de sinople. (Armorial de la généralité de Moulins.) Les sceaux de cette abbaye du XIIIe siècle portent une image de la vierge représentée assise.
BOURRASAbbaye. De l'ordre de Cîteaux, fondée en 1109. Diocèse d'Auxerre.D'azur, à la fasce, accompagnée en chef de deux fleurs de lys, et en pointe, d'un pal cometé, le tout d'or. (Armorial de la généralité de Bourges.)
CERVONAbbaye. De l'ordre de Saint-Benoît, fondée au VIe siècle, sécularisée et érigée en collégiale au XIIe siècle ou au XIIIe, le chef de cette collégiale conservant le titre d'abbé. Diocèse d'Auxerre.D'azur, au rencontre de cerf, surmonté d'une croisette, le tout d'argent. Nous donnons ces armes d'après un cachet de l'abbaye, du XVIIe siècle; mais un monument plus ancien offre la pièce principale du blason de Cervon, c'est un curieux méreau de plomb, appartenant à M. l'abbé Bouthillier, curé de Coulanges-lez-Nevers, dont voici la description: S. BERTHOLOMEE entre légers grènetis; dans le champ, un saint Barthélemy. R. CERVON. 1540. entregrênetés, une rosette de chaque côté du millésime; dans le champ, un rencontre de cerf.
SAINT-LAURENTAbbaye. De l'ordre de Saint-Augustin. Diocèse d'Auxerre.De gueules, à la crosse d'argent, accostée à dextre d'une S d'or, et, à sénestre, d'une L de même. (Armorial de la généralité de Bourges.)
SAINT-LÉONARD DE CORBIGNYAbbaye. De l'ordre de Saint-Benoît, fondée au IXe siècle. Diocèse d'Autun.D'azur, semé de fleurs de lys d'or, au Saint-Léonard contourné de carnation, vêtu en religieux de l'ordre de Saint-Benoît, tenant de la dextre une crosse d'or, debout devant une table d'argent, sur laquelle est posée une mitre d'or. (Armorial de la généralité de Paris.). Le sceau de la juridiction de l'abbaye de Corbigny, en 1789, portait deux écussons accolés, surmontés d'une couronne de marquis, d'une mitre et d'une crosse tournée en dedans; I'écusson de droite aux armes de l'abbé, celui de gauche d'azur, semé de fleurs de lys d'or. Un ancien sceau de la prévôté de cette même abbaye portait, selon Née de La Rochelle (Mémoires pour servir à l'histoire du Nivernois et Donziois, p. 187.), une clef et des chaînes, emblèmes de saint Pierre et dé saint Léonard, les deux patrons de la maison.
NOTRE-DAME DE NEVERSAbbaye. De bénédictines, fondée en 624. Diocèse de Nevers.De gueules, à sept fleurs de lys d'or posées 4 et 3, au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'argent. C'est d'après un cachet du XVIIIe siècle que nous donnons les armes de cette abbaye formées, lors du règlement des armoiries, d'emblèmes héraldiques empruntés à l'écusson de Gabrielle Andrault de Langeron-Maulévrier, abbesse de Notre-Dame à la fin du XVIIe siècle.
NOTRE-DAME DE RECONFORTAbbaye. De religieuses cisterciennes, fondée vers 1235. Diocèse de Nevers.D'azur, à la sainte Vierge d'or. (Armorial de la généralité de Paris.)

PRIEURÉS

CESSY-LES-BOISPrieuré. Diocèse d'Auxerre.D'azur, à la sainte Vierge d'or. (Armorial de la généralité de Bourges.).
LA CHARITÉPrieuré. L'une des maisons les plus importantes de l'ordre de Cluny, fondée entre 1052 et -1059. Diocèse d'Auxerre.D'azur, à trois bourses ouvertes d'or, liées de même, chacune chargée d'une quintefeuille de gueules, et en chef, une fleur de lys du second émail. (Amorial de la généralité de Bourges.) Nous donnons ces armoiries, qui font allusion au nom de la ville, telles qu'elles se trouvent dans l'Armorial général. Bernot de Charant (Abrégé historique du prieuré de La Charité, p. 106.) les décrit sans l'adjonction des quintefeuilles, et elles sont ainsi figurées sur une belle plaque de cheminée, du XVIIe siècle, conservée chez M. le baron de Bourgoing, au château de Mouron, près de La Charité. Nous ne croyons pas que les armes parlantes de la Fille ainée de Cluny, aient une origine bien ancienne ; le prieuré et la ville ont dû porter le même blason. Nous connaissons, dans les archives de la ville de Cluny, une charte de 1400 d'un prieur de La Charité, à laquelle est appendu un fragment de sceau offrant un personnage peu distinct et l'écu échiqueté, au chef chargé de trois tours qui est celui de la ville. Les sceaux les plus anciens du prieuré ont pour type une figure de la sainte Vierge.
L'EPAUPrieuré. De l'ordre du Val-des-Choux, fondé en 1214. Diocèse de Nevers.De ... à la sainte Vierge, portant l'enfant Jésus sur son bras gauche et tenant, de la main droite, un livre sur lequel l'enfant a les mains posées. (Manuscrits de D. Viole, à la Bibliothèque d'Auxerre.)
SAINT-ETIENNE DE NEVERSPrieuré. De l'ordre de Cluny, première fondation de l'ordre de Saint-Colomban de 630. Diocèse de Nevers.Parti de gueules, à une demi-clef d'argent posée en pal, et d'azur, à une demi-fleur de lys d'or (Armorial de la généralité de Moulins.) . La clef vient des armoiries de Cluny; les religieux de Saint-Etienne y ajoutèrent la fleur de lys, sans doute lorsqu'ils se soumirent au bailli royal de Saint-Pierre-le-Moustier.
SAINT-SAUVEUR DE NEVERSPrieuré. De l'ordre de Cluny, fondation de 802. Diocèse de Nevers.D'azur, à la croix vidée et alaisée d'or. (Armorial de la généralité de Moulins.)
SAINT-PIERRE-LE-MOUSTIERPrieuré. De l'ordre de Saint-Benoit, dépendant de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, fondé au VIIIe siècle. Diocèse de Nevers.D'argent, à la clef à double panneton de sable en pal. L'Armorial de la généralité de Moulins attribue au prieuré de Saint-Pierre-le-Moustier les armes suivantes: D'argent, au sautoir de sable, cantonné de quatre croisettes de même. Ces armes sont de pure fantaisie; le véritable blason de ce prieuré nous est connu par trop de monuments pour que nous ne lui donnions pas la préférence sur le blason officiel. On le voit sculpté en divers endroits des bâtiments de l'ancien prieuré avec les dates 1623, 1631 et 1638, et peint sur le frontispice de l'atlas des biens de cette maison religieuse, dressé en 1782 et conservé dans les archives de la ville.

CHARTREUSES ET COMMUNAUTÉS DIVERSES

APPONAYChartreuse, fondée en 1185. Diocèse de Nevers.Coupé: en chef, parti de gueules, à trois tours et une fleur de lys en abîme, le tout d'or, et d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à une hure de sanglier de même brochant sur le tout; et en pointe, d'azur, semé de fleurs de lys d'or, au sanglier au naturel, chargé d'un saint Cyr de même nimbé d'or, brochant sur le tout. C'est d'après une empreinte du cachet de la Chartreuse, appliquée à un acte du XVIIIe siècle de notre collection nivernaise, que nous donnons ces armoiries, formées de celles du chapitre et de celles du doyenné de Nevers; nous ne savons quelle peut être l'origine des trois tours qui figurent aussi dans ce blason.
BASSEVILLEChartreuse fondée en 1328. Diocèse d'Auxerre.D'azur, semé de fleurs de lys d'or; au saint Jean-Baptiste de même brochant sur le tout. (Armorial de la généralité de Dijon.)
NOTRE-DAME DE BELLARYChartreuse fondée en 1209. Diocèse d'Auxerre.D'azur, à trois pommes de pin versées d'or. Ces armoiries nous sont données par l'empreinte d'un cachet de la Chartreuse des premières années du XVIIIe siècle, appliquée à un acte de 1741 des Archives de la Nièvre. L'origine de ce blason est toute naturelle puisqu'il est le même, ou à peu près, que celui du comte de Nevers, Hervé de Donzy, fondateur de Bellary. Un autre écusson parti des mêmes armoiries et d'or, à trois tourteaux de gueules, au chef de France, supporté par deux cerfs, se voit au-dessus d'une cheminée de l'ancien logis du prieur de Bellary, construction de la seconde moitié du siècle dernier; là le blason d'Hervé de Donzy figure avec celui de sa femme Mahaut de Courtenay, augmenté d'un chef fleurdelysé en mémoire de la parenté de la comtesse avec la maison de France. Nous préférons l'écu- du cachet officiel du monastère à celui du logis prioral et à celui qu'attribue à Bellary l'Armorial de la généralité de Bourges, ce dernier blason: D'azur, au chartreux agenouillé d'argent, surmonté d'une vierge d'or, dans une niche de même, a été évidemment composé d'après les anciens sceaux de la Chartreuse.
LE VAL-SAINT-GEORGESChartreuse fondée en 1233. Diocèse de Nevers.Coupé: en chef, d'azur, à la sainte Vierge vue à mi-corps d'argent, tenant l'enfant Jésus de même; et en pointe, d'or, au saint Georges à cheval contourné d'azur, perçant, de sa lance de sable, un dragon de sinople abattu aux pieds du cheval. (Armorial de la généralité de Paris.)
LA CHARITÉCommunauté des Bénédictines réformées. Diocèse d'Auxerre.D'azur; au saint Benoît d'or, accosté à dextre d'une M d'argent et à sénestre d'une D de même (Armorial de la généralité de Bourges).
CORBIGNYCommunauté des Ursulines. Diocèse d'Auxerre.D'azur, au monogramme du Christ, surmonté d'une croix, soutenu de trois clous de passion appointés, le tout d'or. (Armorial de la généralité de Paris.)
COSNECommunauté des Augustines. Diocèse d'Auxerre.Tiercé en barre d'argent, de sinople et de gueules. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
COSNECommunauté des Bénédictines de l'Immaculée Conception de Notre-Dame. Diocèse d'Auxerre.D'azur, à la sainte Vierge, soutenue d'un croissant, le tout d'argent. (Armorial de la généralité d'Orléans.)
DONZYCongrégation de Notre-Dame. Diocèse de Nevers.D'azur, à la sainte Vierge soutenue d'un croissant, le tout d'argent. (Armorial de la généralité de Bourges.)